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SUMMARY:Grève du travail reproductif : pourquoi et comment ?
DESCRIPTION:Mathilde Blézat\, autrice du Manifeste Si on s’arrête\, le monde s’arrête\, est invitée à Jette (Belgique) le 12 novembre à 18h30 pour une dis­cus­sion autour de la grève du travail repro­duc­tif. Avec également R“gine Wingi et Lucie Feti Mawondo\, membres du « Ministère du care » qui cherchent à construire du soin dans les luttes\, et Carine Rosteleur\, per­ma­nente régionale de\nla CGSP ALR (Grève générale dans les services publics). \nCet événement est organisé avec la par­ti­ci­pa­tion de la librairie Parchemins qui proposera plusieurs ouvrages autour du sujet et la fondation Léon Lesoil. \nLieu : le Mona\, chaussée de Jette\, 1090 Jette\nHoraires : 18h30-21h\nPMR : lieu non accessible \nÀ propos de son livre : \nImaginez que les mères\, les grandes sœurs\, les retrai­tées\, les travailleur·euses de l’aide à domicile et du nettoyage fassent grève : si toutes les personnes qui prennent soin des autres au quotidien s’arrêtent\, le monde s’arrête. \nEn s’appuyant sur de nombreux témoi­gnages\, Mathilde Blézat rend justice aux travailleur·euses de l’ombre qui effec­tuent chaque jour toutes ces tâches domes­tiques\, de soin\, d’éducation par les­quelles nous faisons société. \nPour que ce labeur\, effectué gra­tui­te­ment ou mal rémunéré\, soit reconnu à sa juste valeur et mieux partagé\, elle propose des outils concrets\, forgés au sein du collectif La Syndicale\, qui défend un syn­di­ca­lisme de la vie quo­ti­dienne. Elle livre ainsi un manifeste au souffle com­mu­ni­ca­tif qui rend à chacun·e\, dans l’intimité du foyer ou dans la mobi­li­sa­tion col­lec­tive\, son pouvoir d’agir. \nL’autrice : \n\n\nMathilde Blézat est jour­na­liste et autrice spé­cia­li­sée dans les sujets d’éducation\, d’autodéfense féministe et de handicap. Elle a participé à l’écriture du manuel Notre corps\, nous mêmes (Hors d’atteinte\, 2020) et publié Pour l’autodéfense féministe (Éditions de la dernière lettre\, 2022). \n\n\n© Photo : Gaëlle Matata pour La Déferlante.
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SUMMARY:Table ronde et projection autour du télétravail du sexe
DESCRIPTION:Jeudi 12 novembre à 19 heures\, en marge de l’ex­po­si­tion Prisonnières – dont nous sommes par­te­naires –\, Sarah Benichou\, membre du comité éditorial de La Déferlante\, animera une dis­cus­sion sur la question du travail du sexe.  Elle aura lieu après la pro­jec­tion du docu­men­taire Télétravail du sexe et réunira ses deux réa­li­sa­trices Carmina et Prune ainsi que Florian Vörös\, chercheur en sciences de l’in­for­ma­tion et spé­cia­liste des questions liées à la sexualité.  \nInformations et réser­va­tion ici. \n  \nÀ propos de l’exposition : \nPrisonnières ou la longue histoire des insou­mises\n \nÀ deux pas de la gare de l’Est\, palmiers et façade ocre donnent à la média­thèque muni­ci­pale Françoise-Sagan des airs de couvent niçois. Nous sommes pourtant face à l’ancienne infir­me­rie de la prison pour femmes de Saint-Lazare\, « Saint-Lago » pour les intimes. Dans l’expo Prisonnières\, qui se tient dans ces murs\, photos\, registres d’écrou\, affiches abo­li­tion­nistes\, coupures de presse sen­sa­tion­na­listes\, graffitis et empreintes de détenues composent un parcours riche et ciselé. Les visiteur·euses y sai­sissent le vécu de ces dizaines de milliers de femmes qui\, de 1811 à 1932\, ont été privées de leur liberté\, emportées par la voix de l’historienne des femmes et des fémi­nismes Michelle Perrot\, qui a grandi dans le quartier et commente la visite. \nDerrière quelques figures de meur­trières ou de célé­bri­tés comme Louise Michel ou Mata Hari se dessine la masse de celles\, bien plus nom­breuses\, qui y ont été enfermées pour « insou­mis­sion »\, c’est-à-dire « pros­ti­tu­tion indé­pen­dante ». L’exposition nous donne ainsi à voir ce moment où la pauvreté des femmes devient une affaire de police et d’État : celles qui refusent de se laisser ficher par la police des mœurs s’exposent à l’arrestation\, tandis que les autres\, fichées\, doivent subir des visites médicales quin­zo­ma­daires et\, syphi­li­tiques\, finissent quand même à Saint-Lago pour y être « soignées »\, c’est-à-dire sous­traites à la rue ou à leur maison close pour protéger les hommes de la conta­mi­na­tion. Évidemment\, les grandes – et les petites – voleuses y sont aussi passées. À leurs côtés – même si l’administration les sépare\, soucieuse de briser les soli­da­ri­tés poli­tiques – les avor­teuses\, les anar­chistes et les syn­di­ca­listes de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. \nRappelant la violence contre les femmes qu’implique une politique régle­men­ta­riste du travail du sexe\, l’exposition Prisonnières est d’utilité publique. Seul un morceau manque peut-être. Jusqu’en 1975 – année du grand mouvement d’occupation d’églises par les pros­ti­tuées de France contre les amendes et les peines de prison qui les prenaient à la gorge et brisaient leurs foyers – Saint-Lazare a été le lieu d’enfermement des tra­vailleuses du sexe de la capitale : arrêtées pour racolage\, les filles y étaient internées dans l’attente de leur jugement. Derrière le règle­men­ta­risme\, le pro­hi­bi­tion­nisme n’a pas libéré les tra­vailleuses du sexe de la répres­sion. Saint-Lazare en est\, malgré elle\, le témoin.
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LOCATION:Médiathèque Françoise Sagan\, 8 Rue Léon Schwartzenberg\, Paris\, 75010\, France
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