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SUMMARY:Rencontre et lecture - Les mauvais jours finiront
DESCRIPTION:Phœbe Hadjimarkos Clarke et Alice Zeniter ont échangé des lettres pendant 6 mois. Ces deux voix puis­santes de la lit­té­ra­ture contem­po­raines s’y inter­rogent sur les backlashs anti­fé­mi­nistes et sai­sissent avec acuité la bataille politique et cultu­relle en cours. \nLeur cor­res­pon­dance\, Les mauvais jours finiront\, parait à La Déferlante Editions. \nElles en liront des passages et échan­ge­ront à ce propos le 2 octobre à 19h à la Maison de la Poésie (75003). La rencontre sera suivie d’une séance de dédicaces. Animation : Lucie Geffroy\, coré­dac­trice en chef de La Déferlante et éditrice du livre. \nA propos du livre : \nPendant six mois\, Alice Zeniter et Phoebe Hadjimarkos Clarke ont échangé des lettres comme on allume des feux dans la nuit. Que reste-t-il de nos espoirs fémi­nistes dix ans après #MeToo ? Les mas­cu­li­nistes ont-ils gagné la partie ? Quand est-ce que les enfants seront enfin entendu·es et respecté·es dans leurs droits ? \nD’Émile Zola à la série Urgences\, du doom­scrol­ling à l’adultisme\, des backlashs anti­fé­mi­nistes aux résis­tances du quotidien\, de Lolita à Alizée\, leurs lettres tissent une conver­sa­tion aussi libre que brillante. \nBien plus qu’une cor­res­pon­dance\, c’est une invi­ta­tion à réfléchir\, à débattre et à rire\, aussi\, sans transiger sur la radi­ca­li­té des luttes éman­ci­pa­trices. Parce qu’il faudra bien que les mauvais jours finissent. \nLes autrices : \nPhoebe Hadjimarkos Clarke est écrivaine et tra­duc­trice. Elle est l’autrice de Tabor (Éditions le Sabot\, 2021) et d’Aliène (Éditions du sous-sol\, 2024)\, lauréat du prix du Livre Inter. Son dernier roman\, Le Livre des sou­ter­rains (Éditions du sous-sol)\, est sorti à la rentrée 2026. \nAlice Zeniter est écrivaine\, tra­duc­trice et metteuse en scène. Son quatrième roman\, L’Art de perdre (Flammarion\, 2017)\, a reçu le prix Goncourt des lycéens. Elle a également publié\, Comme un empire dans un empire (Flammarion\, 2020) et Frapper l’épopée (Flammarion\, 2024). \n© Photo : Louise Quignon pour La Déferlante
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SUMMARY:Féminismes : le champ de bataille de la mémoire
DESCRIPTION:Pour la quatrième année consé­cu­tive\, La Déferlante est par­te­naire du festival du film féministe des Lilas. \nLors de cette édition\, Sarah Benichou animera la rencontre en marge de la pro­jec­tion du film Mémoire de fille\, le 7 octobre à 20h au Théâtre du Garde chasse. \nNous vous donnons également rendez-vous le 10 octobre à 18h au même endroit pour la table ronde : La mémoire féministe est un champ de bataille \nQu’a‑t-elle transmis\, perdu\, simplifié ? Que devons-nous aller\, aujourd’­hui\, recher­cher dans les livres\, les films\, les archives et les récits mino­ri­taires pour construire nos mobi­li­sa­tions ? Ces trous de mémoire disent les limites du mouvement\, mais les explorer permet aussi de recons­ti­tuer des lignées et de retrouver des victoires arrachées par nos pré­dé­ces­seuses ou des expé­ri­men­ta­tions poli­tiques dont nous pourrions encore avoir besoin. \nPourquoi certains combats — pour l’IVG\, par exemple — ont-ils été transmis au prix d’un récit simplifié ? Pourquoi l’hé­ri­tage et les débats du mouvement contre le viol des années 1970 a‑t-il si peu circulé dans les mémoires mili­tantes de la gauche et du mouvement social ? Pourquoi les conflits autour du racisme et du colo­nia­lisme sont-ils régu­liè­re­ment présentés comme des sur­gis­se­ments récents\, alors qu’ils tra­versent depuis si longtemps les fémi­nismes français ? Enfin\, pourquoi les luttes des femmes noires\, arabes\, trans ou les­biennes restent-elles aux marges de la mémoire commune du féminisme ? \nAvec l’écrivaine et dra­ma­turge Gerty Dambury\, nous dépla­ce­rons le centre de gravité habituel du récit\, en inter­ro­geant la mar­gi­na­li­sa­tion des histoires de femmes non blanches alors qu’elles posent depuis longtemps des questions fon­da­men­tales sur l’État\, la famille\, le travail\, les dis­po­si­tifs sociaux des violences de genre et la prégnance du colo­nia­lisme au sein de la gauche. \nAvec la cinéaste Blandine Lenoir\, nous nous deman­de­rons comment le 7e art peut contri­buer à la trans­mis­sion de la mémoire des luttes fémi­nistes. En 2023\, elle réalisait Annie Colère\, un film de fiction inspiré de l’his­toire des groupes MLAC dans les années 1970. Pour écrire le scénario\, elle s’est notamment inspirée de la thèse soutenue en 2017 par l’his­to­rienne Lucie Ruault : Le spéculum\, la canule et le miroir. Les MLAC et mobi­li­sa­tions de santé des femmes\, entre appro­pria­tion féministe et propriété médicale de l’avortement (France\, 1972–1984). \nEnfin\, avec Suzette Robichon\, nous revien­drons à la maté­ria­li­té des traces et l’enjeu de l’archive : des luttes néces­saires à sa consti­tu­tion en passant par sa conser­va­tion et sa valo­ri­sa­tion. Militante féministe Suzette Robichon a consacré une grande partie de sa vie à la mise en lumière des voix les­biennes. A travers l’édition de journaux tels que Quand les femmes s’aiment\, Vlasta ou encore Lesbia magazine… Proche de l’é­cri­vaine lebienne Monique Wittig\, dont elle a édité et contribué à diffuser l’œuvre\, elle est aujourd’hui copré­si­dente de l’association des Ami·es de Monique Wittig. Suzette œuvre à la collecte\, la conser­va­tion et à la trans­mis­sion des mémoires les­biennes aux côtés des Archives Recherches Cultures Lesbiennes et du Centre audio­vi­suel Simone de Beauvoir\, et à rendre visibles les tra­jec­toires de femmes per­sé­cu­tées ou déportées par le IIIè Reich et les régimes col­la­bo­ra­tion­nistes. Elle est également cofon­da­trice et pré­si­dente du fonds Lesbiennes d’Intérêt Général. \nUne rencontre animée par Sarah Benichou. Journaliste indé­pen­dante\, elle enquête sur l’extrême droite\, les violences d’Etat\, le colo­nia­lisme\, le racisme et les expé­riences juives. Elle est membre du collectif Youpress\, du comité éditorial de la revue féministe La Déferlante et de l’Association des jour­na­listes anti­ra­cistes et racisé·es (AJAR).
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SUMMARY:Le retour fantasmatique de la masculinité - Mélanie Gourarier
DESCRIPTION:Mélanie Gourarier\, coautrice avec Laura Verquere du livre En finir avec l’homme nouveau\, critique des mas­cu­li­ni­tés modernes\, par­ti­ci­pe­ra au festival Pop Philosophie à Marseille\, le 21 octobre à 14h30. \nElle conver­se­ra avec Guillaume Vallet\, éco­no­miste et socio­logue\, et Benjamin Tainturier\, éditeur associé à AOC. Plus d’in­for­ma­tions ici. \nÀ propos du livre : \nBonne nouvelle : pour s’adapter aux demandes d’égalité\, les hommes auraient changé\, nous répète-t-on sans cesse. Mais que signifie cette obsession pour les nouvelles masculinités ? \nBrandies par une classe d’hommes pri­vi­lé­giés\, les valeurs de progrès et de modernité ont surtout permis de pro­mou­voir le chan­ge­ment pour que\, fina­le­ment\, rien ne change. \nAu fil d’un essai percutant\, les cher­cheuses Mélanie Gourarier et Laura Verquere invitent à penser autrement la question des mas­cu­li­ni­tés\, pour que puisse advenir une véritable trans­for­ma­tion sociale. \nLes autrices : \n\n\n\n\nMélanie Gourarier est anthro­po­logue\, cher­cheuse au CNRS. Laura Verquere est maîtresse de confé­rences en sciences de l’information et de la com­mu­ni­ca­tion à l’université de Lille. Toutes deux tra­vaillent depuis une dizaine d’années sur les mas­cu­li­ni­tés en France et aux États-Unis. \n\n\n\n\nCrédit photo : Sophie Palmier pour La Déferlante.
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