Les chanteuses peuvent-elles « réparer le monde » ? (Et si oui comment ?)

Discussion avec Léonie Pernet, Mathilde et Morgane Giuliani dans le cadre du Festival Paris l’été.

Le programme

L’expression est empruntée à Léonie Pernet, qui en 2025, dans son album Poèmes pul­vé­ri­sés, proposait un duo avec sa consoeur Clara Ysé, emprun­tant son titre aux vers du poète René Char. Le titre lui a été inspiré par l’actualité dra­ma­tique en Ukraine et par le génocide à Gaza. Comme elle, beaucoup de chan­teuses de sa géné­ra­tion reven­diquent – à dif­fé­rents degrés – un regard sur le monde, des enga­ge­ments poli­tiques. On se souvient de Zaho de Sagazan qui, en 2025 inter­pel­lait Emmanuel Macron sur le génocide en cours à Gaza. On connaît aussi celles, comme Mathilde, qui prêtent leur hymnes aux mani­fes­ta­tions féministes.

Depuis longtemps, les chants et leurs inter­prètes accom­pagnent les révo­lu­tions, avec l’apparition, dans les années 1960, de la figure du « chanteur engagé », contre la guerre, aux côtés des popu­la­tions opprimées, proche des milieux de gauche ou progressistes.

Comment, alors que la musique est devenue un énorme business, cet enga­ge­ment se reconfigure-t-il ? En quoi MeToo, Black Lives Matters, ou la montée des extrêmes droite partout dans le monde influe-t-il sur les artistes et sur leurs pro­duc­tions ? Quel rôle par­ti­cu­lier les chan­teuses tiennent-elles dans un système patriar­cal en lente recon­fi­gu­ra­tion ? Comment enfin, leur créa­ti­vi­té et le réel se nourrissent-ils mutuellement ?

Pour discuter de tous ces sujets, La Déferlante a invité Léonie Pernet, la chanteuse Mathilde, compagne de route du mouvement féministe post-MeToo en France et la jour­na­liste Morgane Giuliani, autrice de Féminismes et musique (Le mot et le reste, 2023). L’animation de la table ronde est assurée par Marion Pillas, coré­dac­trice en chef de La Déferlante. 

Rendez-vous à 20h30 !

Crédit illus­tra­tion © Cristina Daura

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