En 1973, un groupe de militantes féministes marxistes, originaires d’Angleterre, d’Italie et des États-Unis pour la plupart, lance une campagne internationale, Wages for Housework : elles revendiquent la rémunération du travail ménager effectué par les femmes dans les foyers.

Selma James est l’une des instigatrices de ce mouvement. À l’époque, elle a plus de 40 ans, vit à Londres et milite déjà depuis un quart de siècle. Les mouvements antiracistes, féministes et antiguerre sont alors en plein essor. « La révolution arrive toujours quand on ne s’y attend pas, on a intérêt à être prêtes, se rappelle-t-elle aujourd’hui, à 95 ans. Je n’avais plus le choix : je devais construire un mouvement. » En 1971, elle réalise Our Time Is Coming Now, un documentaire (non disponible en français) sur le travail des femmes et sur les luttes féministes en cours. En mars 1972, lors d’un meeting féministe à Manchester, Selma James interpelle les syndicats qui, fustige-t-elle, refusent aux femmes au foyer le statut de travailleuses et ne luttent pas pour l’égalité salariale. C’est là qu’elle clame, pour la première fois : « Nous exigeons des salaires pour le travail ménager ! » Quelques mois plus tard, avec la militante et chercheuse italienne Mariarosa Dalla Costa, elle publie Le Pouvoir des femmes et la subversion sociale (parution en français en 1973), qui servira de base théorique à la campagne Wages for Housework. Elles y proposent une analyse féministe marxiste du travail ménager1Pour les autrices, les femmes sont des « ouvrières de la maison » non rémunérées, assignées au « travail reproductif », c’est-à-dire au fait de prendre soin, éduquer, préparer les repas, assurer le bien-être des membres du foyer, etc. Et le capital s’approprie ce travail gratuitement alors qu’il lui permet de disposer d’ouvrier·es et de futurs ouvrier·es nourri·es, vêtue·s et reposé·es. et décrivent le foyer comme un terrain de lutte à investir.
« La révolution arrive toujours quand on ne s’y attend pas, on a intérêt à être prêtes. »
Selma James
Si cette campagne fait date dans l’histoire des luttes féministes, Selma James reste méconnue en France, en comparaison de certaines de ses camarades de l’époque, comme la philosophe Silvia Federici, dont les travaux sont largement traduits et publiés. Cela s’explique par le fait qu’elle est avant tout une militante de terrain. Pourtant, elle a développé des analyses et des stratégies politiques ancrées dans ses expériences de lutte qui peuvent servir d’appui aux combats actuels. La « stratégie organisationnelle de l’autonomie », par exemple, qu’elle prône depuis des décennies et qui a été appliquée à la campagne Wages for Housework, consiste à créer des groupes autonomes (lesbiennes, Noires, handicapées, travailleur·euses du sexe…), afin que leurs revendications, liées à l’oppression spécifique qu’ils subissent, puissent être intégrées au mouvement (lire l’encadré ci-dessous).
En novembre 2024, paraît chez Premiers Matins de novembre Éditions une anthologie de ses textes, Sexe, race et classe . La stratégie de l’autonomie, pour ouvrir le lectorat francophone à sa pensée politique et à la diversité des luttes qu’elle mène depuis quatre-vingts ans. « C’était le livre dont nous avions besoin, écrit en préface la philosophe Elsa Dorlin. Un véritable cadeau, un legs donné aux batailles présentes, tout autant qu’une réparation comblant une place vide dans nos bibliothèques, et qui rend justice à la mémoire de la plèbe. » C’est à l’occasion de cette publication que, en mars 2025, Réseau salariat, qui porte la revendication d’un salaire à vie, organise à Lille une discussion publique avec Selma James et que je la rencontre. Quelques semaines plus tôt, elle avait accepté le principe d’un portrait dans la revue à condition que « le “je” ne soit pas aussi grand que le “nous” : tout ce que j’ai fait, c’était avec d’autres personnes », avait-elle insisté. C’est donc aux côtés de trois de ses camarades de longue date, Cristel Amiss, Benoît Martin et Nina López, sa compagne, qu’elle a accepté de retracer son parcours intime et politique.
Une enfance ouvrière
Selma James est née Selma Deitch, en 1930 à Brooklyn (États-Unis), dans un quartier ouvrier juif. Sa mère, qui a commencé à travailler à l’usine à 12 ans, est au foyer depuis la naissance de ses trois filles et organise des mobilisations de femmes contre les expulsions locatives ou pour l’obtention d’aides sociales. Son père, qui a émigré de Pologne, est camionneur et syndicaliste, en lutte à la fois contre les patrons et la mafia, ce qui lui vaut arrestations et passages à tabac. Il s’oppose aussi au sionisme. « En tant qu’ouvriers juifs internationalistes, nous considérions que le monde entier était notre nation, ça nous semblait absurde d’en revendiquer une spécifiquement pour les Juifs », explique celle qui se définit comme « antisioniste de naissance » et est toujours très impliquée dans les mouvements de soutien à la Palestine, notamment en tant que coordinatrice de la branche londonienne du Réseau international juif antisioniste, Ijan.

qui revendiquait un salaire pour le travail ménager effectué par les femmes.
Crédit : Wages for Housework archives, Crossroads Women’s Centre
Élevée dans un milieu très politisé, Selma James s’engage très jeune. Elle a 6 ans quand la révolution espagnole éclate. Tandis que des adultes du quartier partent se battre en Espagne ou organisent la solidarité internationale, elle récupère, avec d’autres enfants des environs, les papiers métalliques des paquets de cigarettes, qui, leur dit-on, servent à la fabrication de balles pour armer les révolutionnaires espagnol·es. À 15 ans, elle décide de rejoindre une des organisations de la gauche radicale dont le quartier regorge. Elle arrête son choix sur la tendance Johnson-Forest, où milite sa sœur aînée. Ce courant du Workers Party a été fondé en 1941 par Cyril Lionel Robert « CLR » James, théoricien et militant marxiste anti-impérialiste noir, né à Trinité-et-Tobago, Raya Dunayevskaya, elle aussi théoricienne, ancienne secrétaire de Trotski, Juive d’origine ukrainienne, et Grace Lee Boggs, féministe marxiste d’origine chinoise. « J’ai tout de suite vu qu’il et elles étaient différent·es : c’était les seul·es qui pensaient que nous pouvions gagner. Mais aussi, ils et elles étaient antiracistes, et c’était très important pour moi. » Elle y apprend à militer, découvre la camaraderie politique et se forme, dans les cours dispensés par CLR James, à l’histoire de l’esclavage, de la guerre de Sécession et de la révolution haïtienne, dont il est un spécialiste renommé.
Une stratégie de l’autonomie des luttes
Depuis 2024, grâce aux éditions Premiers Matins de novembre, le lectorat français a accès à une anthologie de textes de Selma James : Sexe, race et classe . La stratégie de l’autonomie. Les essais, allocutions publiques ou récits de lutte publiés entre les années 1970 et les années 2020 par la militante mettent en lumière une histoire politique souvent oubliée. On y découvre une stratégie, celle de l’autonomie des luttes, qu’elle énonce dès 1974 dans la revue marxiste noire Race Today : « Jusqu’à présent, beaucoup d’entre nous ont été sommé·es de sacrifier nos besoins au nom d’un intérêt plus grand, mais qui n’était jamais assez grand pour nous inclure. Nous avons donc appris avec amertume que rien d’unifié ou de révolutionnaire ne sera formé avant que chaque fraction de la classe exploitée fasse valoir son propre pouvoir autonome. »
Refusant la hiérarchie entre les luttes, elle prône également la recherche d’alliances, seul moyen, selon elle, de faire aboutir les revendications. Ces alliances ne peuvent passer que par la reconnaissance préalable des rapports de domination entre « les différents secteurs de la classe ouvrière » et de leurs combats spécifiques. « Plus nous parvenons à prendre en compte […] les divisions liées à la race, à la nationalité, aux revenus, au Sud ou au Nord, au milieu urbain ou rural, à l’âge, au sexe, à la sexualité, aux handicaps, à l’(il)légalité et à toutes leurs combinaisons, moins elles nous divisent. Le pouvoir de chaque secteur peut alors devenir un pouvoir pour tous·tes. »
Le tournant de la maternité
À 17 ans, Selma James termine le lycée, se marie avec un camarade ouvrier « pour échapper à la famille » et déménage à Los Angeles. Leur fils naît un an plus tard, et tout bascule. « Soudain, je voyais tout différemment, se souvient-elle : l’ampleur de notre travail invisible, notre colère contre la pauvreté et la dépendance aux hommes. J’ai pris conscience que les femmes et les hommes ne vivaient vraiment pas dans le même monde. » Avec deux camarades, elle monte le groupe femmes au sein de la tendance Johnson-Forest. CLR James, qui « n’avait jamais entendu des femmes au foyer de la classe ouvrière parler de leur vie », la pousse à écrire un pamphlet. Travaillant comme serveuse puis ouvrière à la chaîne, elle peine à s’y mettre pendant plusieurs mois, mais, à 22 ans, finit par rédiger A Woman’s Place en une journée – il deviendra le pamphlet le plus lu de l’organisation. Ce texte, qui décrit les conditions de vie des femmes de la classe ouvrière, préfigure le combat autour du travail ménager qu’elle portera vingt ans plus tard avec Wages for Housework. Elle y raconte l’isolement des femmes mariées, la répétition sans fin des tâches ménagères – qu’elle qualifie d’« organisation inhumaine » – ou encore la double journée des ouvrières, avec le travail domestique qui les attend à la fin de leur journée de travail salarié. Mais elle souligne aussi que « chaque femme dans son foyer fait la révolution » en instaurant un rapport de force vis-à-vis de son mari. Et que les femmes peuvent compter les unes sur les autres pour s’entraider en se rassemblant entre voisines dans les cours d’immeuble ou entre ouvrières autour de la chaîne de production.
Selma James est aussi connue pour ses engagements antiracistes et anticolonialistes. En 1955, séparée de son mari depuis quelque temps, elle quitte les États-Unis avec son fils pour rejoindre à Londres CLR James, qui a perdu son titre de séjour étasunien du fait de ses activités politiques. Elle l’épouse, prend son nom de famille, puis part avec lui vivre quelques années à Trinité-et-Tobago pour soutenir le mouvement d’indépendance et de construction d’une fédération caribéenne. Ces années constituent une autre charnière dans son parcours militant : elle observe les stratégies des femmes pour se libérer d’une partie du travail ménager et participer à la lutte d’indépendance. Elle découvre aussi les obstacles majeurs auxquels font face les mouvements de décolonisation, notamment socialistes, comme à Trinité-et-Tobago, où la fédération échoue, au Ghana, où CLR James est convié par le leader indépendantiste Kwame Nkrumah, ou en Tanzanie2Dans la déclaration d’Arusha en 1967, le président socialiste tanzanien Julius Nyerere reconnaît l’importance du travail invisible et non rémunéré des femmes, le qualifie d’essentiel à la réussite de l’utopie socialiste et propose de le compter dans l’économie nationale. : les États impérialistes sabotent ces mouvements, usant de leur puissance militaire ou corrompant une partie des élites indépendantistes. Elle en retient que « le capital peut tout acheter, jusqu’au mouvement d’indépendance pour lequel des personnes ont donné leur vie », et que, par conséquent, « dans nos collectifs, il faut se former à identifier et gérer nos ambitions personnelles pour qu’elles ne prennent pas le dessus sur la lutte. Le capitalisme, on doit aussi le combattre en nous. »
Quand le couple rentre à Londres en 1962, Selma James fréquente les militant·es anticolonialistes caribéen·nes ou encore les British Black Panthers. Elle devient secrétaire organisatrice de la Campagne contre la discrimination raciale, un groupe de pression qui vise à faire changer certaines lois racistes. Cet engagement antiraciste, tout aussi fondamental pour elle que la cause des femmes, est l’une des raisons pour lesquelles, à la fin des années 1970, quelque temps après le lancement de Wages for Housework, des dissensions éclatent entre elle et d’autres fondatrices de la campagne. « Aux États-Unis, on a fait une guerre civile sur la question de l’esclavage, explique-t-elle. Le mouvement noir a ensuite été la figure de proue des mouvements de protestation des années 1960. Alors, en tant que militant·e, c’était impensable de faire de la lutte des classes et du féminisme sans antiracisme ! » Depuis lors, Selma James est très critique des mouvements féministes dominants, qui, selon elle, « n’aiment pas les femmes de la base » et font du gatekeeping, c’est-à-dire restreignent l’accès de la lutte à certaines catégories de femmes : relégation des militantes noires, rejet des lesbiennes (dans les années 1970) et des femmes trans (aujourd’hui), mépris pour les travailleuses du sexe, les mères et les femmes au foyer… Après ces conflits au sein de Wages for Housework, les groupes new-yorkais et italiens sont dissous et la campagne se poursuit aux États-Unis notamment avec les militantes noires, tandis qu’au Royaume-Uni, Selma James la redéploie avec d’autres camarades, dont Nina López.

Les deux femmes se connaissent depuis 1976. Selma James vient alors de cofonder, dans un squat londonien, le Crossroads Women’s Centre (« Centre des femmes », dont le nom signifie « carrefour » ou « intersection » en français), un lieu qui deviendra essentiel pour les mobilisations féministes des décennies à venir. C’est à la suite de l’évacuation forcée du squat que Selma James et Nina López se rencontrent. « On était en réunion, on parlait d’un grand bâtiment à occuper et j’ai dit qu’on n’allait jamais pouvoir le tenir, se souvient cette dernière. Après, Selma est venue discuter avec moi pour comprendre pourquoi je n’étais pas d’accord. Elle ne m’a pas convaincue, mais je me suis dit : “Elle est géniale !” » Le nouveau Crossroads fermera au bout de deux semaines : « On a fini par squatter un lieu plus petit », dit en souriant Nina López. Menacées à nouveau, elles occupent la mairie de secteur et récoltent des milliers de signatures de soutien. Les autorités, sous pression, leur accordent un bail précaire pour 1 livre symbolique par mois. « Ça a duré dix-sept ans, ajoute Selma James, jusqu’à ce qu’on puisse acheter notre propre lieu », à Kentish Town, dans le nord-ouest de Londres, où Crossroads est toujours installé aujourd’hui.
Leur relation intime débute bien des années plus tard, mais Selma James entretient, depuis la fin des années 1970 et sa séparation avec CLR James, des relations avec des femmes. « Pour moi, cela n’a pas constitué une bascule comme la maternité l’avait fait, car je militais, je luttais, je vivais déjà entourée de femmes tous les jours. » Lesbienne, bisexuelle, queer… Selma James explique ne s’être jamais, jusqu’à aujourd’hui, identifiée à une orientation sexuelle en particulier, ou plutôt aux termes qui les définissent. « Au sein de Wages due Lesbians [le collectif lesbien autonome de Wages for Housework], il y avait beaucoup de fluidité : certaines sortaient uniquement avec des femmes, d’autres ont eu des relations longues avec des femmes, puis avec des hommes, et inversement… Mais nous étions toutes ensemble, dans la lutte pour la rémunération du travail ménager. »
En cinquante ans d’existence, le centre Crossroads a été la base stratégique de nombreuses mobilisations. En novembre 1982, des travailleuses du sexe y organisent l’occupation de l’église de Holy Cross, masques noirs sur les yeux, pour protester contre la répression policière et les discriminations. Selma James est choisie pour être leur porte-parole. À l’époque, un journal se vante d’avoir « démasqué » celle qu’il décrit comme une « protestataire professionnelle » et la surnomme « the rebel with one cause after another » (« la rebelle qui va d’une cause à l’autre3Jeu de mots en référence à Rebel Without a Cause, titre d’un film phare des années 1950, en français La Fureur de vivre. »).

Crédit : English Collective of Prostitutes (ECP)
Enfin, c’est à partir de ce lieu que Selma James, Nina López et d’autres poursuivent l’héritage de Wages for Housework, jusqu’à gagner, grâce à une mobilisation d’envergure internationale au cours de la Décennie des Nations unies pour les femmes (Nairobi 1985 — Pékin 1995), que les gouvernements comptabilisent la valeur économique du travail non rémunéré, qu’il soit effectué à la maison, pour la communauté ou dans les champs. Elles tissent des liens avec des collectifs de femmes des pays du Sud global, autour de questions comme l’agriculture de subsistance, l’extractivisme, l’impérialisme, ou encore la réparation postcoloniale, comme l’explique leur camarade Cristel Amiss, qui appartient au groupe Women of Colour de la campagne et travaille étroitement avec un groupe de demandeuses d’asile qui se réunit à Crossroads : « Nous revendiquons le droit de vivre où nous voulons et d’avoir un salaire en réparation du fait que nos pays ont été pillés par les puissances coloniales pendant des siècles et qu’ils y ont aussi provoqué des guerres pour les intérêts des multinationales. » Cette coalition a lancé, le 8 mars 2000, une grève mondiale des femmes, un mouvement qui perdure jusqu’à aujourd’hui. Enfin, au moment de la pandémie de Covid-19, Selma James et Nina López élargissent la revendication du salaire ménager à celle d’un « revenu de soin pour le peuple et la planète » : il s’agit d’assurer des salaires décents aux travailleur·euses du soin pas ou peu rémunéré·es, mais aussi aux personnes qui luttent pour la justice climatique, les communs4Les communs désignent les ressources gérées de manière collective par une communauté selon des règles d’accès et de partage établies par celle-ci. et les communautés – souvent des femmes, des paysannes, des pays du Sud.

participant à la manifestation pour Gaza à Londres, le 11 octobre 2025. Crédit : Evie
Au fil d’une vie passée à militer, Selma James a connu déconvenues et ruptures politiques. À 95 ans, comment garde-t-elle l’élan pour lutter ? « Mon énergie personnelle faiblit parfois, mais j’ai celle d’un réseau international de camarades déterminé·es à changer ce monde, répond-elle. Et j’ai aussi celle que ma colère me donne. » Des motifs de colère, le monde n’a jamais manqué de lui en fournir, encore moins aujourd’hui. Mais elle explique que, pour tenir, il est primordial de célébrer chaque victoire, si petite soit-elle, et de la rendre publique. « On est conscient·es que la situation est terrible, ça fait des mois qu’on lutte contre le génocide à Gaza sans réussir à l’arrêter. Mais on doit construire sur ces petites victoires parce que la seule possibilité qu’on a, c’est de renforcer le mouvement social. » Et pour cela, explique-t-elle, être internationalistes est un atout : « On voit des camarades gagner ailleurs, dans des contextes parfois beaucoup plus difficiles que les nôtres, des dictatures… Et ça, ça donne beaucoup d’énergie. » Dans le contexte actuel de vague réactionnaire et belliciste, les enseignements stratégiques de Selma James, son recul historique et son approche internationale de la lutte permettent de ne pas céder au désespoir et à la démobilisation. •
Selma James en 8 dates
1930
Naissance à Brooklyn, aux États-Unis.
1953
Publication du pamphlet A Woman’s Place.
1955
Selma James quitte les États-Unis avec son fils.
1958
Elle s’installe à Trinité-et-Tobago.
1972
Publication de The Power of Women and the Subversion of the Community (Le Pouvoir des femmes et la subversion sociale).
1973
Lancement de la Campagne pour un salaire du travail ménager.
2000
Appel à la grève mondiale des femmes.
2020
Lancement de la campagne pour un revenu de soin pour le peuple et la planète.


