Japon, la loi des pères

Au Japon, les sépa­ra­tions sont souvent synonymes de rupture brutale entre le père, d’une part, et la mère et ses enfants, de l’autre. En vigueur depuis le printemps 2026, une nouvelle loi sur la copa­ren­ta­li­té en cas de sépa­ra­tion offre aux pères la garantie inédite de rester en lien avec leurs enfants.  Cette loi, laissant craindre une aug­men­ta­tion des cas de har­cè­le­ment et d’emprise, inquiète les mères divorcées et certaines féministes.
Publié le 28/04/2026

Un dessin représentant un homme-cage qui enferme une femme et son enfant, tous posés sur un livre intitulé "Justice".
Marina Bonilla pour La Déferlante

Retrouvez cet article dans la revue La Déferlante n°22 Chanter, parue en mai 2026. Consultez le sommaire

* Le prénom a été modifié.

Depuis le vote au Parlement de la loi sur l’autorité parentale conjointe le 17 mai 2024, Keiko*, qua­dra­gé­naire ori­gi­naire de la banlieue d’Osaka, retourne son histoire dans tous les sens. Oui, elle a bien quitté le domicile familial avec son fils de 5 ans.

« J’étais femme au foyer, mon ex-conjoint m’empêchait de tra­vailler et j’ai élevé seule notre enfant. J’incarnais le sté­réo­type de la Japonaise souriante et soumise à son mari, ce n’était plus possible. » Sans surprise, elle a conservé la garde intégrale de son enfant. Ce qui cor­res­pond à la situation de loin la plus courante après une sépa­ra­tion : c’est le parent le plus présent dans l’éducation des enfants qui continue de s’en occuper, comme elle ou il le faisait déjà. Mais cette règle a été modifiée. « Est-ce que mon mari va récupérer ses droits parentaux, est-ce qu’il va reprendre le contrôle sur notre vie ? J’ai très peur des consé­quences de la coparentalité. »

Les inquié­tudes de Keiko reflètent l’importance des chan­ge­ments liés à la loi proposée par le gou­ver­ne­ment conser­va­teur du Parti libéral-démocrate (PLD), adoptée en mai 2024 mais entrée en vigueur le 1er avril 2026 : désormais, les parents séparé·es béné­fi­cient du partage de l’autorité parentale1Avec la Turquie et l’Inde, le Japon restait l’un des derniers pays au monde à ne pas recon­naître l’autorité parentale conjointe après un divorce.. Une évolution que les autorités jus­ti­fient par une par­ti­ci­pa­tion accrue des hommes aux tâches domestiques.

Cette révo­lu­tion du droit de la famille suscite néanmoins une forte oppo­si­tion de la part des fémi­nistes mobi­li­sées sur ce sujet (lire l’encadré ci-dessous). « Si les pères sont déjà absents avant une sépa­ra­tion, je ne vois pas en quoi cette loi changera les choses ! », ironise l’avocate Harumi Okamura, figure de proue de l’opposition à la réforme. Dans une société pro­fon­dé­ment patriar­cale2Troisième puissance éco­no­mique du monde, le Japon arrive à la 118e place sur 156 pays en matière d’égalité femmes-hommes, selon le clas­se­ment inter­na­tio­nal du Forum éco­no­mique mondial de 2025., les Japonaises, qu’elles exercent ou non une activité rémunérée, exécutent 80 % des tâches domes­tiques. La plupart d’entre elles se méfient donc des hommes qui sou­hai­te­raient obtenir l’autorité parentale après un divorce sans renoncer à leur position pri­vi­lé­giée. La défen­seuse des victimes de violences s’insurge : « Avec cette réforme, ne risque-t-on pas surtout de créer un système qui oblige des couples très conflic­tuels à maintenir leurs relations après un divorce ? », s’interroge-t-elle.

Des féministes japonaises sous pression

Dans le débat public, les mili­tantes fémi­nistes japo­naises sont restées rela­ti­ve­ment silen­cieuses sur l’introduction de la copa­ren­ta­li­té. La réaction aux dis­cus­sions par­le­men­taires de 2024 a révélé des dis­sen­sions entre celles qui voyaient dans la réforme l’occasion de pro­mou­voir l’égalité femmes-hommes sur le modèle occi­den­tal, et celles qui défen­daient les droits des victimes de violences intra­fa­mi­liales. « Nous avons échoué à créer un mouvement global réunis­sant toutes les fémi­nistes », regrette Chieko Akaishi, pré­si­dente d’une orga­ni­sa­tion nationale qui soutient les mères céli­ba­taires. Elle rappelle, nos­tal­gique, qu’en 2019, à la faveur du mouvement MeToo, les fémi­nistes s’étaient mobi­li­sées mas­si­ve­ment à l’appel de per­son­na­li­tés comme l’écrivaine Minori Kitahara. Des mani­fes­ta­tions contre les violences sexuelles baptisées « Flower Demo » avaient eu lieu chaque mois dans tout le pays, avec pour résultat une réforme inédite : l’introduction en 2023 de la notion de consen­te­ment dans le Code pénal.
Depuis trois ans, alors que les luttes pour les droits des femmes semblent perdre en intensité, celles qui se disent ouver­te­ment fémi­nistes s’exposent de plus en plus à des réactions négatives, voire à du har­cè­le­ment. En 2024, au plus fort des débats sur l’autorité parentale conjointe, Chieko Akaishi a reçu des centaines de messages de haine de la part des partisan·es de la réforme. Une mise en garde adressée à celles qui, comme elle, osent briser l’image de la femme japonaise discrète et soumise.

Ce n’est qu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale que les pères de l’archipel ont commencé à partager l’autorité parentale avec leurs épouses. Jusque-là, ils étaient consi­dé­rés dans la loi comme des chefs de clan tout-puissants, et leurs épouses comme des subor­don­nées chargées de l’entretien du foyer et des enfants. Aujourd’hui, lorsqu’une sépa­ra­tion inter­vient, neuf couples sur dix règlent leurs litiges en dehors des tribunaux pour éviter d’exposer publi­que­ment leur situation familiale : ils décident à l’amiable des modalités de garde, du montant de la pension ali­men­taire ou du partage des biens.

« Avec cette réforme, ne risque-t-on pas surtout de créer un système qui oblige des couples très conflic­tuels à maintenir leurs relations après un divorce ? »
Harumi Okamura, avocate

Certaines mères coupent les ponts, mais beaucoup d’hommes prennent d’eux-mêmes leur distance avec leurs enfants ou dis­pa­raissent dans la nature sans même demander un droit de visite. La garde alternée, quant à elle, est inexis­tante. Selon les sta­tis­tiques du ministère de la Justice, la moitié des enfants seulement conti­nuent de voir leur second parent, une fois par mois ou plus, géné­ra­le­ment dans un lieu neutre. Dans les rares cas où les couples ont recours aux tribunaux, les mères obtiennent la garde des enfants dans plus de 90 % des cas. Et si des tensions entre les parents per­sistent, la rupture de la relation père-enfant est souvent consi­dé­rée comme la meilleure solution. Car, dans la société japonaise, « le fait de laisser un enfant assister à des disputes est déjà considéré comme une mal­trai­tance », explicite Hisako Watanabe, une pédo­psy­chiatre très connue dans l’archipel, fervente opposante à la réforme. « En cas de divorce conflic­tuel, il faut donner la priorité à la stabilité psy­cho­lo­gique du parent vivant avec l’enfant, élément essentiel pour la sécu­ri­sa­tion de ce dernier. » Quitte à éloigner les pères. « C’est leur res­pon­sa­bi­li­té de pri­vi­lé­gier le bonheur de l’enfant à leurs propres intérêts », conclut-elle.

Le divorce par la fuite

Sur la question de la rupture du lien père-enfant, le pays a longtemps fait l’objet de critiques venues de l’étranger en vertu de la Convention de La Haye, qui prévoit qu’un enfant a le droit d’entretenir des « contacts directs avec ses deux parents ». Et ce n’est donc pas un hasard si la pro­po­si­tion du gou­ver­ne­ment libéral-démocrate (PLD) de réviser le Code civil s’est faite sous la pression de pères occi­den­taux (lire l’encadré ci-dessous), empêtrés dans des divorces avec des Japonaises, comme Vincent Fichot. L’ancien trader, qui a vécu à Tokyo entre 2005 et 2022, n’a pas revu ses enfants depuis 2018, après le départ précipité de son épouse. Si lui l’accuse de violences sur leur fille, elle, de son côté, relate des faits de violences conju­gales. L’épouse de Vincent Fichot a été condamnée par le tribunal cor­rec­tion­nel de Paris à deux ans de prison ferme pour enlè­ve­ment après que ce dernier a recouvré l’autorité parentale exclusive devant les tribunaux japonais, en juillet 2025. Tout au long de son parcours judi­ciaire, l’homme a bénéficié d’une attention média­tique impor­tante. Les partisan·es de la réforme sur la copa­ren­ta­li­té ont ainsi trouvé de puissants alliés auprès des pères occi­den­taux et des médias qui ont relayé leur parole. « Nous ne pouvons que remercier [les médias occi­den­taux] », souligne Yosuke Sumi, repré­sen­tant de Kodomo Ombudsman Nihon, une influente orga­ni­sa­tion proche de l’extrême droite, qui a porté la voix des pères déses­pé­rés jusqu’aux Nations unies. C’est fina­le­ment à la suite des pressions exercées par le Parlement européen et plusieurs ambas­sades occi­den­tales que le gou­ver­ne­ment japonais convoque un comité spécial pour proposer un projet de loi en 2021.

L’affaire Vincent Fichot au centre de l’attention médiatique

Marié à Maiko, une femme japonaise avec qui il vivait à Tokyo, le Français Vincent Fichot n’a pas revu ses enfants depuis le jour de 2018 où cette dernière a bru­ta­le­ment quitté leur domicile. Une manière pour elle, comme pour beaucoup de Japonaises, de faire cesser les violences dans un contexte où la loi ne les protège pas.

« Nos disputes étaient violentes, explique l’intéressée dans une interview réalisée pour Le Monde diplo­ma­tique en 2024 mais jamais publiée, il menaçait de divorcer, je n’avais pas d’autre choix que de fuir.   L’ancien trader se lance alors dans une lourde bataille judi­ciaire qui fascine les médias français et européens. « Avec quelle neu­tra­li­té avez-vous traité cette affaire ? », nous demande-t-elle en colère, s’adressant à l’ensemble des jour­na­listes occi­den­taux que nous sommes censé·es repré­sen­ter. Des dizaines d’articles de presse, plusieurs docu­men­taires, des podcasts et même un film (Une part manquante, Guillaume Senez, 2024 ; Romain Duris y incarne le per­son­nage d’un père inspiré par Vincent Fichot) racontent son « combat », sans jamais sol­li­ci­ter le point de vue de son ex-compagne ou de ses avocat·es.

« Nous sommes restés très com­plai­sants et paresseux », confesse Karyn Nishimura, cor­res­pon­dante de Radio France à Tokyo. La jour­na­liste reconnaît qu’elle aussi s’est « laissé entraîner dans une cari­ca­ture, mettant en avant la figure de parents étrangers, com­plè­te­ment spoliés, jamais fautifs, et qui, à cause de la justice japonaise, se retrouvent dépos­sé­dés de leurs enfants ».

Aujourd’hui, Norihisa Takeda, président d’Oyako Net, l’autre grande orga­ni­sa­tion de parents du pays qui a organisé des mani­fes­ta­tions pour soutenir la réforme, affiche une légère déception : « Aucune sanction pénale n’est prévue si un parent ne respecte pas le droit de visite de l’autre parent. Mais j’espère au moins que cette loi empêchera d’autres cas d’enlèvement. » Dans ce collectif de tendance conser­va­trice, les 700 membres – dont un tiers de femmes – se disent tous·tes victimes du kodomo no tsuresari, « l’enlèvement parental ». Pour les opposant·es à la réforme se joue ici une guerre séman­tique. « Les hommes bran­dissent la notion d’enlèvement à tout va, mais les femmes qui partent bru­ta­le­ment ne le font pas par gaieté de cœur ! », s’étrangle l’avocate Harumi Okamura. Selon des sta­tis­tiques gou­ver­ne­men­tales, 23 % des femmes japo­naises arrêtent de tra­vailler après leur mariage et la naissance de leur premier enfant. À la suite d’une rupture, une mère séparée sur deux vit sous le seuil de pauvreté, tandis que la majorité des pères ne paie pas la pension ali­men­taire. « Au Japon, la pression sociale est telle que les couples font le maximum pour éviter le divorce, explique l’avocate. Souvent les femmes encaissent les violences et craquent quand ce n’est plus possible, quitte à tomber dans une grande précarité. C’est ça la réalité de ce qu’ils appellent les enlè­ve­ments ! », tonne-t-elle.

De fait, le divorce par la fuite est une pratique ins­ti­tu­tion­na­li­sée au Japon : « Je n’ai pas enlevé mon fils, rappelle Keiko, je suis sortie de la mainmise de mon ex-conjoint. Le repas ne lui plaisait pas ? Il hurlait. Je lui demandais de l’aide pour nettoyer la maison ? Il partait dans une énorme colère. J’avais de plus en plus peur. » Comme le confirment les autres témoi­gnages que nous avons recueillis, les femmes japo­naises – encou­ra­gées par des asso­cia­tions, certains services publics ou des avocat·es bien en peine de leur suggérer d’autres stra­té­gies – sont nom­breuses à quitter sans préavis des mariages conflic­tuels ou des relations violentes. « Il n’existe pas de mesures pour éloigner les agres­seurs du foyer, les tribunaux des affaires fami­liales sont sous-dotés, et le nombre de juges est extrê­me­ment faible au regard des standards européens3Pour une popu­la­tion de 128 millions d’habitant·es, le Japon ne compte que 750 juges aux affaires fami­liales, qui assument également les fonctions de juges pour enfants – par com­pa­rai­son, on dénombre 522 juges des enfants en France pour 69 millions d’habitant·es. », explique Noriko Mizuno, uni­ver­si­taire spé­cia­liste du droit de la famille, comptant parmi les rares fémi­nistes à avoir soutenu la réforme de l’autorité parentale. Elle espère qu’à la faveur de cette loi, les pouvoirs publics inter­vien­dront davantage dans les conflits familiaux afin d’éviter les arran­ge­ments à l’amiable qui, selon elle, péna­lisent tout le monde.

Des manifestantes japonaises brandissent une banderole et des pancarte en japonais pour protester contre la nouvelle loi sur la coparentalité.
Le 29 mars 2024, à Tokyo, des mani­fes­tantes bran­dissent une banderole sur laquelle il est écrit « Protégez les enfants de la garde alternée après un divorce » pendant un ras­sem­ble­ment pour protester contre la nouvelle loi sur la copa­ren­ta­li­té. Dans un pays où les violences patriar­cales sont très rarement condam­nées, cette réforme fait craindre aux mères japo­naises séparées une aug­men­ta­tion du har­cè­le­ment et des phé­no­mènes d’emprise après le divorce.
Crédit : Yuichi YAMAZAKI / AFP

Dans ce contexte, la paren­ta­li­té exclusive en cas de sépa­ra­tion est consi­dé­rée par beaucoup de mères comme la réponse à une carence ins­ti­tu­tion­nelle. « Je n’ai jamais été frappée, mais j’ai beaucoup souffert. Si je dois négocier la garde avec mon ancien mari, quel juge va m’écouter si je parle de violences psy­cho­lo­giques ? », interroge Mai*, 42 ans, ins­ti­tu­trice à Okinawa. Dans son pays, seul·es les auteur·ices de violences physiques et sexuelles sont sus­cep­tibles de pour­suites pénales. Elle non plus n’a pas porté plainte, par peur des pressions, mais également pour ne pas entacher la répu­ta­tion de son ex-conjoint.

« On doit cesser de faire l’amalgame entre le divorce et les violences conju­gales », clament de leur côté les militant·es pro-coparentalité. « Sinon, même avec la nouvelle loi, à la moindre dispute, on va perdre l’autorité parentale », s’indigne Norihisa Takeda. Le quin­qua­gé­naire est accusé de violences conju­gales par son ex-femme. « À tort », prend-il la peine de préciser, avant de trancher : « C’est même une stratégie courante des avocats pour justifier les enlè­ve­ments. » Des propos à prendre avec des pincettes : 90 % des membres de son collectif font l’objet d’accusations de violences conju­gales. Détermination identique chez Yosuke Sumi de l’organisation Komodo, dont la posture s’inscrit dans le mouvement mas­cu­li­niste. Le sexa­gé­naire, qui a porté plainte une trentaine de fois contre son ex-femme depuis son départ du domicile conjugal il y a dix ans, se justifie : « En tant que mari et père, j’ai la res­pon­sa­bi­li­té morale de corriger les com­por­te­ments criminels de ma femme et d’éduquer ma fille pour qu’elle ne fasse pas la même chose que sa mère. » Les avocat·es spécialisé·es dans la défense des victimes de violences conju­gales s’inquiètent : « Avec la nouvelle loi, le har­cè­le­ment judi­ciaire des ex-maris sur leur ex-femme va s’accroître. C’est l’ultime moyen de garder une emprise sur celles qui leur échappent. »

« Je n’ai pas enlevé mon fils, je suis sortie de la mainmise de mon ex-conjoint. Le repas ne lui plaisait pas ? Il hurlait. Je lui demandais de l’aide pour nettoyer la maison ? Il partait dans une énorme colère. »
Keiko, qua­dra­gé­naire divorcée

De son côté, le gou­ver­ne­ment, dirigé par le PLD presque sans dis­con­ti­nui­té depuis soixante-dix ans, tente de calmer le jeu, au prix d’étranges cir­con­vo­lu­tions. « La copa­ren­ta­li­té n’est ni obli­ga­toire ni facul­ta­tive, commente Akiko Ota, conseillère au ministère de la Justice. Les juges prendront leur décision au cas par cas. » Elle précise : « Dans nos campagnes de com­mu­ni­ca­tion, nous conti­nue­rons à inciter les victimes à quitter le foyer avec leurs enfants. » Cette position alam­bi­quée semble contre­dire l’esprit de la loi, qui ambi­tionne de donner plus de droits aux deux parents. Mais, soucieux de son image et sensible aux pressions des conservateur·ices comme des observateur·ices étranger·es, le gou­ver­ne­ment japonais a tenté in fine une réforme pour rassurer tout le monde, en ne satis­fai­sant personne.

  • 1
    Avec la Turquie et l’Inde, le Japon restait l’un des derniers pays au monde à ne pas recon­naître l’autorité parentale conjointe après un divorce. ↩︎
  • 2
    Troisième puissance éco­no­mique du monde, le Japon arrive à la 118e place sur 156 pays en matière d’égalité femmes-hommes, selon le clas­se­ment inter­na­tio­nal du Forum éco­no­mique mondial de 2025. ↩︎
  • 3
    Pour une popu­la­tion de 128 millions d’habitant·es, le Japon ne compte que 750 juges aux affaires fami­liales, qui assument également les fonctions de juges pour enfants – par com­pa­rai­son, on dénombre 522 juges des enfants en France pour 69 millions d’habitant·es. ↩︎
Sophia Marchesin

Journaliste indépendante gersoise, elle est membre du collectif Champ Libre. Elle a auparavant travaillé comme journaliste au Moyen-Orient et, pendant deux ans, à Tokyo. Voir tous ses articles

Yuta Yagishita

Journaliste né à Tokyo, il a collaboré avec plusieurs médias français, dont Le Monde diplomatique, Sciences et Avenir et La Croix. Depuis 2023, il vit à Paris et couvre l’actualité de l’archipel nippon pour Courrier international. Voir tous ses articles

Chanter, un hymne à la résistance

Retrouvez cet article dans la revue La Déferlante n°22 Chanter, parue en mai 2026. Consultez le sommaire