Sa voix s’étrangle au micro quand elle raconte son histoire et celle de sa fille. « En quelques heures, j’ai tout quitté : ma carrière d’ingénieure en aéronautique, ma famille, mes ami·es, ma maison avec jardin […]. J’ai dû fuir un pays qui non seulement ne croit pas les enfants, ne les protège pas, mais leur impose, par décision judiciaire, de vivre avec l’agresseur qu’ils désignent et de continuer à vivre un véritable enfer. […] J’ai dû tout quitter, vivre cachée, simplement pour que les viols sur ma fille s’arrêtent. »
Ce 21 mai 2026, Priscilla Majani est auditionnée dans le cadre d’une commission d’enquête parlementaire portant sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales et la situation des parents protecteurs, notamment des « mères protectrices ». Forgée aux États-Unis, cette expression désigne les mères qui se battent pour protéger leurs enfants d’un père violent, voire incestueux, et se voient poursuivies en justice pour avoir soustrait leur enfant à son autorité.
Cette commission d’enquête historique a été lancée entre février et mai 2026, sur proposition du député Christian Baptiste (Socialistes et apparentés). Elle a auditionné 121 personnes, parmi lesquelles Maryse Le Men Régnier, présidente de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Civiise), et son prédécesseur Édouard Durand, des spécialistes de la protection de l’enfance, des associations de lutte contre l’inceste, et plusieurs mères protectrices, comme Priscilla Majani. Leurs témoignages, bouleversants, ont trouvé dans cette commission une caisse de résonance1Les vidéos des auditions sont visionnables sur le site de l’Assemblée nationale. à la mesure de leur détresse.
Dysfonctionnements judiciaires
La vie de Priscilla Majani s’est effondrée il y a quinze ans. Cela faisait plusieurs mois qu’elle partageait la garde de sa fille de 5 ans avec son ex-mari – rencontré quand elle avait 18 ans et lui 45. Un jour de janvier 2011, l’enfant évoque auprès de sa grand-mère puis de sa mère des faits de violences sexuelles et de viols de la part de son père. L’ingénieure militaire a confiance en l’État : elle porte plainte pour viol. Trois jours plus tard est énoncé un classement sans suite, faute de preuves suffisantes. Une issue courante dans ce type de dossiers : sur les 178 300 personnes majeures mises en cause pour agression sexuelle ou viol sur mineur·e entre 2017 et 2024, 116 700 étaient non poursuivables2Statistiques du ministère de la Justice de novembre 2025..
Priscilla Majani refuse de remettre son enfant à son père, multiplie les démarches, consulte un spécialiste au sein de l’unité des jeunes victimes de l’hôpital Trousseau à Paris, qui adresse un signalement. Le tribunal correctionnel de Toulon ne le prend pas en compte. Son opiniâtreté finit par se retourner contre elle. Un mois après sa plainte, en février 2011, elle est interpellée à son domicile, mise en garde à vue puis placée sous contrôle judiciaire avec une convocation à comparaître un mois plus tard. Elle sera jugée pour non-représentation d’enfant, fait passible d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende. Un délit qui peut remettre en question la garde et l’autorité parentale du parent dit « fautif ». L’enfant peut alors être confié·e au deuxième parent en garde exclusive, si ce parent n’a pas été jugé et reconnu coupable de violences envers l’enfant ou de violences conjugales. La fuite à l’étranger devient pour Priscilla Majani la seule solution. Elle quitte la France et s’organise une vie illégale, plus safe pour son enfant. Un banal contrôle routier en Suisse met un terme à sa « cavale » de onze ans, en février 2022.
Son arrestation ne fait pas les gros titres, mais son procès en 2023 devient vite un symbole. L’opinion est alors marquée par les affaires MeToo Inceste, dans le sillage de la sortie en 2021 de La Familia grande (Seuil), de Camille Kouchner. La cour d’appel d’Aix-en-Provence accuse Priscilla Majani de s’être « placée dans la toute-puissance, en s’arrogeant le droit de disposer de la vie de l’enfant du couple au mépris total des droits du père » et la condamne à deux ans et neuf mois de prison ferme. À titre de peine complémentaire, la cour a prononcé une interdiction de quitter le territoire national pendant trois ans, ainsi que la privation de ses droits civiques, civils, et de famille pour la même période. En réparation du préjudice moral, Priscilla Majani est condamnée à verser 30 000 euros à Alain Chauvet, son ex-époux et père de leur fille. Aujourd’hui majeure, cette dernière a toujours confirmé les dires de sa mère. Sur Instagram, des personnalités, comme les comédiennes Eva Darlan et Corinne Masiero, partagent le message « J’aurais fait comme elle. » Le Collectif féministe contre le viol lance une pétition qui recueille plus de 40 000 signatures pour demander sa libération.
Une justice sexiste et infantiste
L’histoire de Priscilla Majani est loin d’être un cas isolé. L’ampleur du phénomène dépasse sans doute de loin la statistique officielle3Source : ministère de la Justice, selon les données de la période de 2014 et 2018. : plus de 800 condamnations pour non-représentation d’enfants sont prononcées contre des mères chaque année. Dans les faits, les « mères protectrices » qui mènent bataille devant la justice voient très souvent la garde de leurs enfants leur être retirée, au profit du père. En 2021, un recensement national des « mères protectrices » a établi un constat alarmant : 60 % des enfants de 2 à 3 ans et 87,5 % des enfants de 4 à 5 ans étaient confié·es aux pères potentiellement incestueux4Rapport d’enquête de l’association d’aide aux victimes Traumatisme inconscient & victimologie basé sur 200 témoignages : « Recensement national des mères protectrices d’enfants victimes d’incestes paternels », 2021..
Pour maintenir les pères dans l’exercice de leur domination, un autre outil que le délit de non-représentation d’enfant est parfois mobilisé par leurs conseils et les experts judiciaires : le syndrome d’aliénation parentale (SAP), qui a pour effet de décrédibiliser les femmes devant les juges des affaires familiales. Selon cette théorie masculiniste, les mères influencent leur enfant pour le ou la détourner de l’autre parent, entre autres en portant contre ce dernier des accusations de violences sexuelles. Théorisé par le pédopsychiatre étasunien Richard Gardner dans les années 1980, le concept de SAP a été considéré comme « à proscrire » par la ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes Laurence Rossignol en 2018, et unanimement rejeté par les institutions médicales. Mais, comme le soulignent nombre de professionnel·les, il influence toujours des acteur·ices de la justice – juges, avocat·es, expert·es. Ces biais sexistes rendent prompt·es à accuser les mères de manipulation. Les biais infantistes – ces discriminations systémiques que subissent les enfants en raison de leur statut de mineur·es – font que peu de crédit est accordé à la parole de l’enfant.
Un traitement judiciaire inhumain
« En France, la pédocriminalité reste culturelle parce que la domination masculine reste culturelle. […] L’État fabrique l’illégalité. Pour ces mères, obéir devient un danger, désobéir un délit », a expliqué la journaliste Romane Brisard, autrice du livre Inceste d’État (Stock, 2025), dans le cadre de son audition à la commission d’enquête. Une affirmation sur laquelle s’accordaient dès janvier 2024 des expert·es de l’Organisation des Nations unies (ONU) qui ont exhorté la France à « agir de toute urgence pour protéger les enfants des abus sexuels au sein de la famille et s’attaquer aux traitements discriminatoires et aux violences subies par les mères qui tentent de protéger leurs enfants de la prédation sexuelle ». Cette annonce choc a produit ses effets : en février 2025 une proposition de loi est déposée au Sénat, portée par la sénatrice socialiste Laurence Rossignol, proposant d’aménager le délit de non-représentation d’enfant. « Depuis plus de quinze ans, c’est un outil juridique utilisé par les pères pour poursuivre des violences post-séparations », souligne aujourd’hui la sénatrice, qui rappelle que les femmes représentent 80 % des condamné·es. Son texte, qui proposait de rendre obligatoire l’audition du ou des enfants dans les enquêtes, préfigure ce à quoi la commission d’enquête parlementaire pourrait conclure.
« Il y a dans le combat des mères protectrices quelque chose de l’ordre
de la désobéissance civile. »
Gwénola Sueur, sociologue
Avocate toulousaine spécialisée dans la défense des victimes de violences sexuelles, physiques et psychologiques, Myriam Guedj Benayoun reçoit chaque semaine des appels de mères protectrices. Pour ces dossiers « toujours très violents », la justice marche sur la tête, accuse-t-elle. Et ce, malgré des avancées récentes censées protéger les enfants de leurs parents violents : ainsi, selon la loi du 18 mars 2024, si un·e parent est poursuivi·e ou mis·e en examen pour avoir commis des violences incestueuses ou conjugales, l’autorité parentale, le droit de visite et d’hébergement sont suspendus jusqu’à décision du juge d’instruction ou du juge des affaires familiales.
« Malheureusement, ce qui fait consensus à l’Assemblée ou dans les réunions scientifiques parisiennes ne se vérifie pas sur le terrain, dans les commissariats ou les tribunaux des petites villes, soutient l’avocate, qui accompagne de nombreuses femmes – parmi lesquelles Priscilla Majani. Quand les personnes viennent me voir avant de porter plainte pour des violences sur leurs enfants, quand elles n’ont pas médiatisé l’affaire sur les réseaux sociaux, alors nous pouvons mettre en place des stratégies pour que la justice ne les fasse pas passer ensuite pour un parent hystérique (si vous êtes une femme). »
« Il y a dans le combat des mères protectrices quelque chose de l’ordre de la désobéissance civile », explique Gwénola Sueur, sociologue spécialiste de l’aliénation parentale. Son binôme de recherche à l’université de Bretagne-Occidentale, Pierre-Guillaume Prigent, considère que ces femmes sont enfermées dans un continuum de violences conjugales et institutionnelles : « Celles qui ne savent pas encore que le système risque de se retourner rapidement contre elles l’apprennent dès le dépôt de plainte. D’autres agissent contre leur instinct de protection et ne se rendent pas de suite au commissariat, attendent avant de ne pas confier l’enfant à leur agresseur potentiel. »
« Derrière chaque mère réduite au silence, il y a une société qui préfère gérer les conséquences du traumatisme plutôt que de prévenir la violence. »
Sophie Abida, initiatrice du Mouvement des mères en révolte
Ce binôme de recherche a étudié la façon dont le recours au concept du syndrome d’aliénation parentale s’est insinué dès les années 1990 dans les procédures de protection de l’enfance et a pesé dans les décisions des magistrat·es, du fait du manque de recherches sur les mécanismes des violences intrafamiliales. En outre, retrace Gwénola Sueur, « les groupes de pères séparés et divorcés, des associations de défense de l’aliénation parentale et des défenseurs de cette théorie – comme le médecin Paul Bensussan [expert psychiatre agréé près la Cour de cassation] – n’ont pas rencontré d’obstacles pour atteindre les travailleurs et travailleuses sociales ou proposer des formations à l’École de la magistrature », précise-t-elle.
Au téléphone, l’émotion de Cynthia (qui n’a pas souhaité donner son nom de famille) est aussi palpable que sa détermination : cela fait plus de quatre ans qu’elle ne vit plus avec son fils, confié pendant 18 mois à l’Aide sociale à l’enfance au motif d’un conflit parental avant d’être remis à son père en décembre 2023, alors que celui-ci est visé par une instruction pénale concernant des faits dénoncés par l’enfant. Une procédure pour violences conjugales avait précédemment été ouverte, dans laquelle 30 jours d’ITT (incapacité totale de travail) avaient été retenus par l’unité médico-judiciaire (UMJ) au titre du retentissement subi par Cynthia, sans qu’elle aboutisse à une condamnation. Après que son fils eut fait état de violences, Cynthia dépose plainte et une enquête est ouverte auprès de la brigade des mineurs. Les faits reçoivent ensuite la qualification pénale de viol et de violences. Une première injonction de police demandant la non remise de l’enfant au père est délivrée. Cynthia ne remet pas l’enfant et est placée en garde à vue pour non représentation d’enfant en mars 2022. La plainte déposée par le père à ce titre sera ensuite classée sans suite.
Le 29 mai 2022, l’unité médico-judiciaire constate sur l’enfant des ecchymoses au torse ainsi que des blessures anales. Ces éléments médicaux objectifs, auxquels s’ajoutent les auditions menées dans le cadre de l’enquête, ne feront pourtant pas obstacle à ce que l’enfant soit finalement remis à son père en décembre 2023. Après la constitution de partie civile de Cynthia du 26 août 2022, une information judiciaire est ouverte le 11 janvier 2023 et demeure en cours.
Dans le cadre de sa garde à vue, la mère protectrice est expertisée par un psychiatre – mandaté par un policier et non par un·e magistrat·e. Dans le rapport que nous nous sommes procuré, elle est qualifiée de «personnalité de type paranoïaque » dans un contexte de « relation de couple pathologique ». Deux expertises psychiatriques indépendantes ultérieures, dont l’une ordonnée par le juge des enfants, ont conclu à l’absence de pathologie chez Cynthia. Il a par ailleurs été constaté que le rapport psychiatrique initial comportait des passages repris de contenus publiés sur Wikipédia.
Pour Cynthia, au-delà de l’humiliation ressentie, cette situation traduit surtout un déni de la parole de son fils, qu’elle s’est efforcée d’accompagner et de faire entendre, ainsi que des faits objectivés le concernant, au détriment de sa protection et de la prise en compte de son intérêt supérieur.
La décision du 29 août 2023 – qui accorde au père l’exercice exclusif de l’autorité parentale et prévoit pour Cynthia un droit de visite bimensuel dans un espace de rencontre – reprend l’existence de classements sans suite antérieurs, sans mentionner que l’information judiciaire ouverte le 11 janvier 2023 pour des faits de viol et de violences dénoncés sur l’enfant était toujours en cours
Mères en révolte
Quelques mois après qu’elle nous a accordé une interview pour cette enquête, Cynthia a été convoquée à son tour à la commission d’enquête parlementaire. « Je suis une femme, je suis une mère ; je suis une femme noire. Demain, c’est la commémoration de l’abolition de l’esclavage sur mon île, la Martinique. Voici ce que je ressens : je me sens comme mes aïeules. Mon enfant est considéré comme un bien meuble que l’on a pris et déménagé, tandis que moi, je n’ai pas d’existence. Je n’ai plus d’existence », a‑t-elle dit pendant son audition. L’avocate de Cynthia, Florence Fekom se dit abasourdie devant ces vies saccagées par un traitement judiciaire « inhumain et dégradant » qu’elle va jusqu’à qualifier « de torture ».
« Notre position, c’est de croire l’enfant et le parent protecteur », explique Emmanuelle Huet, juriste pour l’association de protection de l’enfance L’Enfant bleu – qui reçoit de plus en plus de mères protectrices (et jusqu’à présent un seul père protecteur). « Une fois qu’il y a une expertise en défaveur de la maman et que le juge des affaires familiales a donné des droits au parent accusé de violences, il n’y a jamais ou presque de retour en arrière », regrette-t-elle. Dans les services, la résignation a gagné nombre de professionnel·les : « Désormais, quand un nouveau dossier de maman désenfantée5Le mot « désenfantement » et l’adjectif « désenfanté » qualifient l’état d’une personne privée de son ou de ses enfants. Ils sont particulièrement utilisés par les mères protectrices qui se voient privées de la garde de leurs enfants à la suite d’une décision de justice. arrive, c’est le désespoir qui règne… mais nous continuons de nous battre », explique la juriste, qui considère que le rôle des lanceuses d’alerte est capital pour le combat des mères protectrices.
L’espoir, c’est ce qui fait encore tenir Sophie Abida, initiatrice du Mouvement des mères en révolte. Quand elle accepte de nous parler, elle rentre de voyage : elle a déposé sur le plus haut sommet de l’Atlas les doudous de ses quatre enfants, de 11, 9, 8 et 5 ans, qu’elle n’a pas vus depuis février 2023. « On m’a retiré mon autorité parentale, je n’ai même plus de visite médiatisée, j’ai un droit de communication d’une heure par semaine pour parler à mes quatre enfants, c’est comme un parloir. »
De mère du quotidien, elle est devenue mère par correspondance, après avoir tenté de défendre ses enfants qui faisaient état de violences physiques et sexuelles et de privations de la part de leur père : « J’ai assisté en direct à une machine judiciaire qui s’est retournée contre moi et mes enfants. » Si elle sait que silence et discrétion sont une stratégie choisie par nombre de ses sœurs de lutte, Sophie Abida informe chaque jour ou presque les 60 000 abonné·es du compte Instagram @justicepourmes4enfants. « Dans les derniers jugements, on me dit que je suis un danger car je continue à prendre la parole », dit-elle. C’est d’ailleurs par cela qu’elle a entamé son audition à la commission d’enquête sur l’inceste, en indiquant que la partie adverse s’était empressée d’en informer le juge des affaires familiales chargé du dossier. Sans baisser les yeux, elle a détaillé son parcours judiciaire ponctué d’injustices trahissant des biais sexistes et racistes. « Derrière chaque mère réduite au silence, il y a une société qui préfère gérer les conséquences du traumatisme plutôt que de prévenir la violence. Comme le rappelait Nelson Mandela, on ne peut juger de l’âme d’une société qu’à la manière dont elle traite ses enfants. » Une audition qui a ébranlé la présidente de la commission d’enquête, Maud Petit (majorité présidentielle). À La Déferlante, la députée confie : « Après avoir écouté ces femmes, j’ai pensé aux enfants : on ne les croit pas, on les place dans des institutions qui vont les revictimiser, on les arrache à leurs parents protecteurs… Je ne pouvais que faire ce constat : la France n’aime pas ses enfants. » Une conclusion amère qui tombe au moment où la France est ébranlée par la mort de Lyhanna (lire l’encadré ci-dessous), symbole des failles de la justice à l’égard des mineur·es victimes de violences sexuelles. Peut-être ces ondes de choc permettront-elles enfin d’écouter les enfants et les mères qui les protègent.
NOTA BENE Suite à des demandes de rectification de la part de Cynthia, une des mères citées dans l’article, le texte a fait l’objet de corrections de la part de la rédaction entre sa première mise en ligne le 22 juillet 2026 et l’actuelle version (republication datée du 27 août).
Une enquête percutée par l’actualité
Cet article a été écrit pendant l’hiver 2025, avant le début des travaux de la commission (par laquelle plusieurs de nos interlocuteur·ices ont été auditionné·es) qui aura accouché de recommandations, comme la dépénalisation de la non-représentation d’enfant, l’instauration d’un statut du parent protecteur, la mise en place d’une ordonnance de sûreté pour les enfants victimes avec hébergement chez le parent protecteur, la prise en considération du refus de l’enfant
de voir son parent, quel que soit son âge, la pénalisation du contrôle coercitif, l’obligation d’enquête dans le cas
de plainte pour violences incestueuses, l’inscription dans la loi de l’interdiction du recours au syndrome d’aliénation parentale, la mise en place d’une veille législative pour que les magistrat·es appliquent le droit, et la mise en place d’un Vendôme de la protection des mineur·es.



