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Violences sexuelles: « Les organisations politiques ne comprennent que le rapport de force »

Alors que s’a­chève une cam­pagne des légis­la­tives secouée par des accu­sa­tions de vio­lences sexuelles et de viols à l’encontre de per­son­na­li­tés poli­tiques, nous don­nons la parole à Mathilde Viot. Collaboratrice poli­tique au sein de La France insou­mise (LFI), cofon­da­trice du mou­ve­ment #MeTooPolitique et de l’Observatoire des vio­lences sexuelles et sexistes en poli­tique, elle détaille ici les méca­nismes d’impunité à l’œuvre dans la classe poli­tique et les moyens de les com­battre. Un entre­tien réa­li­sé par Nora Bouazzouni, jour­na­liste et membre du comi­té édi­to­rial de La Déferlante. 

Sur le ter­rain, com­ment se tra­duit votre tra­vail contre les vio­lences sexuelles et sexistes ?

L’Observatoire des vio­lences sexuelles et sexistes en poli­tique est l’aboutissement d’une lutte poli­tique amor­cée avec le col­lec­tif Chair col­la­bo­ra­trice en 2016, dans la fou­lée de l’affaire Baupin, puis avec la tri­bune signée en novembre der­nier par presque 300 femmes du monde poli­tique deman­dant à ce que les par­tis s’engagent à ne pas faire tra­vailler ni pro­mou­voir ni inves­tir d’hommes mis en cause pour des vio­lences sexistes ou sexuelles. Il nous fal­lait main­te­nir la pres­sion sur les par­tis poli­tiques et faire la démons­tra­tion, à tra­vers un relais média­tique, qu’ils n’en avaient rien à faire, de ces vio­lences. Nous avons donc créé l’Observatoire en février der­nier, en vue des élec­tions pré­si­den­tielle et légis­la­tives, pour signa­ler aux par­tis qu’on allait les surveiller.

Nous relayons les articles de presse qui relatent des accu­sa­tions contre des hommes poli­tiques et nous poin­tons du doigt les par­tis qui n’agissent pas. Nous avons par exemple obte­nu le retrait de la can­di­da­ture de

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Le numé­ro 6 de La Déferlante sor­ti­ra en librai­rie le 3 juin pro­chain. Vous pou­vez d’ors et déjà le com­man­der pour le rece­voir dans votre boîte.

Peut-on rire sans humi­lier ? Pour ce numé­ro d’été, La Déferlante s’interroge sur les pos­si­bi­li­tés d’un rire éman­ci­pa­teur. À décou­vrir éga­le­ment dans nos pages un grand débat sur les fémi­ni­cides, une bande des­si­née inédite, mais aus­si un retour sur l’affaire Cantat.

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