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IVG : « Nous avons deux mois pour faire changer d’avis la Cour suprême des États-Unis »

Alors que la Cour suprême des États-Unis pour­rait remettre en cause le droit à l’avortement, de nom­breux pays d’Amérique latine pro­gressent, eux, sur la ques­tion des droits repro­duc­tifs. Dans cette news­let­ter, Catalina Martínez Coral, direc­trice pour l’Amérique latine de l’ONG inter­na­tio­nale Center for repro­duc­tive rights revient sur les infor­ma­tions révé­lées la semaine der­nière par le site Politico et les ana­lyse à l’échelle du conti­nent amé­ri­cain tout entier.

Comment avez-vous réagi en appre­nant que la Cour suprême des États-Unis s’apprête à remettre en cause le prin­cipe fon­da­men­tal du droit à l’avortement ?

Il faut gar­der en tête qu’il s’agit d’une fuite média­tique, et non de la déci­sion finale de la Cour suprême. Cela nous laisse encore au moins deux mois pour la faire chan­ger d’avis. Deux mois, cela laisse le temps de mener un mou­ve­ment, d’organiser des mobi­li­sa­tions, d’en par­ler, d’en appe­ler à l’opinion publique… Cela dit, si la Cour suprême remet vrai­ment en cause l’arrêt Roe v. Wade, elle va créer un pré­cé­dent très com­pli­qué pour les États-Unis et pour le monde entier. C’est très dif­fi­cile de conce­voir que les femmes aient un droit pen­dant cin­quante ans et que d’un jour à l’autre il puisse être remis en cause.

 

« ON CONSTATE UN RENVERSEMENT DE LA LIGNE NORD-SUD SUR LA QUESTION DES DROITS REPRODUCTIFS » 

 

Quelle por­tée pour­rait avoir une déci­sion en ce sens ?

Aux États-Unis, au moins 25 États sont prêts à pro­mul­guer des lois pour limi­ter l’accès à l’avortement et 12 États pré­parent des lois pour l’interdire tota­le­ment, dès qu’il ne serait plus garan­ti par la Cour suprême. J’ai gran­di en Amérique latine et j’ai vu les effets concrets de la cri­mi­na­li­sa­tion de l’avortement : des femmes qui avortent clandestinement 

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