Josette Bomaré, pionnière du combat contre le chlordécone

Ancienne ouvrière agricole, Josette Bomaré, 86 ans, a milité très jeune au sein des mou­ve­ments de lutte contre l’utilisation des produits phy­to­sa­ni­taires toxiques. Figure de la justice sociale et envi­ron­ne­men­tale en Martinique, elle a été de tous les combats : pour les salaires justes des ouvrières et ouvriers agricoles jusqu’à la dénon­cia­tion de l’empoisonnement au chlordécone.
Publié le 27/01/2026

Adeline Rapon pour La Déferlante
Le 19 novembre 2025, au Robert, sur la côte est de la Martinique, la militante pour la justice envi­ron­ne­men­tale Josette Bomaré, âgée de 86 ans, pose dans son jardin. Crédit : Adeline Rapon pour La Déferlante

Retrouvez cet article dans la revue La Déferlante n°21 Obtenir justice, parue en février 2026. Consultez le sommaire

C’était un dimanche de janvier, en 2023. Le Collectif des ouvrières et des ouvriers agricoles et de leurs ayants droit empoisonné·es par les pes­ti­cides (Coaadep) s’était réuni sur l’habitation Bochet 1Dans les anciennes colonies fran­çaises des Antilles, le terme « habi­ta­tion » désigne une exploi­ta­tion agricole., une vaste plan­ta­tion au Lamentin, dans le centre de la Martinique. 

Avant d’entamer leur assemblée générale, les militant·es avaient proposé une minute de silence en hommage à Gisèle Gros, l’une de leurs cofon­da­trices, décédée bru­ta­le­ment en décembre 2022 d’un arrêt cardiaque – avec « 5 % de chlor­dé­cone dans le sang », précise alors son mari, Étienne Gros. La minute de silence en son honneur était difficile, pleine de tristesse, de colère et d’incompréhension.
À Paris, un non-lieu (lire l’encadré ci-dessous) venait d’être prononcé par les juges chargés du dossier de l’empoisonnement au chlor­dé­cone, cet engrais can­cé­ri­gène utilisé au moins jusqu’en 1993 dans les bana­ne­raies des Antilles fran­çaises, bien que son usage soit interdit depuis 1990. L’ambiance était lourde, mais aussi chargée de dignité.

« Digne », c’est peut-être l’adjectif qui qualifie le mieux Josette Bomaré, qui, avec sa nièce Gisèle Gros, a lancé le Coaadep. À 86 ans, elle est la mémoire vacillante mais toujours présente – doubout, dit-on en créole – de cinq décennies de luttes pour la justice sociale et envi­ron­ne­men­tale en Martinique. Instigatrice de la grande grève de février 1974, qui a permis d’améliorer les condi­tions de travail épou­van­tables des ouvrier·es agricoles, elle a aussi été le fer de lance de la mobi­li­sa­tion contre l’utilisation de pes­ti­cides mor­ti­fères, longtemps avant la fondation du collectif en 2019. Rares sont les militant·es anti­co­lo­nia­listes en Martinique qui ignorent son nom.

Aujourd’hui encore, on vient frapper chez elle, dans la commune du Robert, pour lui demander conseil lorsqu’il s’agit d’organiser un mouvement.

Jeunesse politisée

Née en janvier 1938 dans cette ville mar­ti­ni­quaise bordée par l’océan Atlantique et entourée de mornes, ces reliefs typi­que­ment caribéens, Josette Bomaré est la benjamine d’une famille de 13 enfants. Sa mère est ouvrière agricole. À 15 ans, elle quitte l’école et devient manœuvre maçonne, trans­por­tant des seaux de ciment pour construire la voie rapide vers Fort-de-France. Elle rejoint ensuite les rangs des travailleur·euses de la canne à sucre et vend sa force de travail d’habitation en habi­ta­tion, au gré des récoltes et des décisions des contre­maîtres, qu’on appelle encore « com­man­deurs », comme au temps de l’esclavage.


« Je suis née com­mu­niste et je mourrai com­mu­niste », a l’habitude d’affirmer fièrement la militante. Jeune ouvrière, elle court les réunions que le Parti tient dans tous les recoins de la Martinique. À l’époque, Justice, le journal édité par les militant·es com­mu­nistes à Fort-de-France, est lu à haute voix dans les foyers d’une grande partie de la popu­la­tion rurale. « J’ai toujours aimé savoir, marcher, connaître. Alors je marchais, et j’écoutais. Le Parti com­mu­niste parlait tellement bien que [j’ai adhéré] à l’Union des jeunes com­mu­nistes mar­ti­ni­quais [UJCM]. »

Le 28 octobre 2023, à Fort-de-France, un manifestant brandit une pancarte demandant justice et  réparation pour les victimes de l’empoisonnement au chlordécone. Malgré une toxicité reconnue depuis les années 1960, l’utilisation de pesticides à base de chlordécone a été autorisée dans les Antilles jusqu’en 1993. 90 % de la population adulte guadeloupéenne et martiniquaise serait contaminée. THOMAS THURAR / AFP
Le 28 octobre 2023, à Fort-de-France, un mani­fes­tant brandit une pancarte demandant justice et répa­ra­tion pour les victimes de l’empoisonnement au chlor­dé­cone. Malgré une toxicité reconnue depuis les années 1960, l’utilisation de pes­ti­cides à base de chlor­dé­cone a été autorisée dans les Antilles jusqu’en 1993. 90 % de la popu­la­tion adulte gua­de­lou­péenne et mar­ti­ni­quaise serait conta­mi­née. THOMAS THURAR / AFP


À 16 ans, Josette Bomaré s’engage pour que tous·tes les travailleur·euses puissent béné­fi­cier de la Sécurité sociale et des congés payés : malgré la création offi­cielle, en 1947, de la Caisse générale de Sécurité sociale en Martinique, nombre d’ouvrier·es agricoles conti­nuent de tra­vailler sans être déclaré·es. L’économie de plan­ta­tion ressemble encore trop à l’esclavage, pourtant aboli défi­ni­ti­ve­ment un siècle aupa­ra­vant, en 1848. Le travail, harassant, est distribué selon le bon vouloir du contre­maître. Les journées sont régu­liè­re­ment pro­lon­gées de deux à quatre heures au-delà des huit heures régle­men­taires. Le salaire heb­do­ma­daire, misérable, est souvent amputé par les crédits contrac­tés auprès de la boutique de l’habitation. Et les ouvrières rap­portent que les offres de travail sont parfois condi­tion­nées à des faveurs sexuelles. Les com­mu­nistes donnent aux ouvrier·es des clés pour « dire non au béké », ces exploitant·es descendant·es des pro­prié­taires d’esclaves.


C’est au cours d’une de ces réunions que Josette Bomaré rencontre l’historien Robert Saé. Il fait partie du Groupe d’action pro­lé­taire (GAP), une orga­ni­sa­tion composée d’étudiant·es martiniquais·es qui se sont formé·es au mili­tan­tisme anti-impérialiste en France hexa­go­nale, ont participé aux révoltes sociales de mai 1968 et ont décidé de rentrer dans leur pays natal pour mener la lutte indé­pen­dan­tiste. Elles et ils tentent de diffuser leurs idées poli­tiques au sein de la popu­la­tion au moyen d’actions coup de poing. En 1971, le GAP lance, par exemple, le mouvement Nous irons voir Pelé sans payer, pour protester contre le prix des billets d’un match opposant la sélection mar­ti­ni­quaise au club de la légende du football brésilien. Il obtient la retrans­mis­sion télévisée de la rencontre.


Peu après, une ouvrière, Laélie Délicace, les alerte sur les condi­tions de travail qu’elle subit avec ses camarades. « Elles nous ont dit : “Arrêtez vos bêtises, et venez sortir les gens de l’esclavage dans la banane” », raconte Robert Saé. C’est ainsi qu’elles et ils font la connais­sance des habitant·es de Trou Terre, au Robert, dont Josette Bomaré est une figure centrale. « Dans le quartier, tout le monde l’écoutait, se souvient Robert Saé. On lui a dit qu’une com­bat­tante comme elle devait tra­vailler avec nous. »

Chlordécone : le pesticide qui empoisonne les Antilles françaises

Dans les années 1960, un pesticide à base de chlor­dé­cone est introduit dans les bana­ne­raies des Antilles fran­çaises pour lutter contre le charançon, un insecte qui ravage les cultures. Dès 1979, le potentiel can­cé­ri­gène du chlor­dé­cone est identifié. La molécule est interdite en France hexa­go­nale en 1990, mais en Martinique et en Guadeloupe une déro­ga­tion permet son usage jusqu’à épui­se­ment des stocks. Le chlor­dé­cone a été épandu au moins jusqu’en 1993, conta­mi­nant environ 90 % de la popu­la­tion mar­ti­ni­quaise, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire et Santé publique France. La molécule serait aujourd’hui res­pon­sable des taux de cancer de la prostate les plus élevés
au monde constatés dans les deux îles antillaises.

Dès 2006, des col­lec­tifs menés par des avocat·es guadeloupéen·nes et martiniquais·es portent plainte contre l’État et contre X pour empoi­son­ne­ment et admi­nis­tra­tion de sub­stances nuisibles. Le 2 janvier 2023, quinze ans après l’ouverture d’une infor­ma­tion judi­ciaire à Paris, les juges d’instruction pro­noncent un non-lieu. Leur ordon­nance reconnaît le « scandale sanitaire », mais avance la dif­fi­cul­té de « rapporter la preuve pénale des faits dénoncés ». Les parties civiles ont fait appel de cette décision et sauront en mars 2026 si l’enquête sera rouverte.

Le 12 mai 2025, le tribunal admi­nis­tra­tif de Martinique a rendu une décision his­to­rique en condam­nant l’État à indem­ni­ser deux anciennes ouvrières du préjudice moral qu’elles ont subi, lié à l’anxiété de déve­lop­per des maladies graves dues à leur expo­si­tion au chlordécone.

S’engager pour les ouvrier·es

Pendant deux ans, les membres du GAP mènent des enquêtes pour docu­men­ter les condi­tions de vie des travailleur·euses des 168 exploi­ta­tions que compte la Martinique. Une petite case jouxtant la maison de Josette Bomaré sert de quartier général pour l’organisation de la grève générale de février 1974. L’année pré­cé­dente a été difficile. La crise éco­no­mique et la perte d’une quantité impor­tante de la pro­duc­tion bananière entraînent une forte aug­men­ta­tion des prix. La rému­né­ra­tion jour­na­lière ne suffit plus à nourrir les familles. Elles et ils demandent l’alignement de leur salaire sur le smic horaire et dénoncent, déjà, l’utilisation des pes­ti­cides dangereux dans les champs de bananes. « On mettait l’engrais à mains nues. Notre visage était à peine protégé par des mouchoirs en tissu. Certain·es ouvrier·es avaient des vertiges, des vomis­se­ments », raconte la militante, qui n’hésitait pas à refuser ouver­te­ment les travaux d’épandage. Quitte à se voir refuser du travail par des contre­maîtres désireux de la punir pour l’exemple. Qu’importe : Josette Bomaré sait qu’il s’agit d’un poison. Les doutes des ouvrier·es sont d’ailleurs confirmés par un médecin qui examine un camarade pris de malaise alors qu’il saupoudre des plants de banane et leur explique que cela a été provoqué par l’engrais.

Les grèves sont géné­ra­le­ment menées au moment de la récolte, en début d’année. En janvier 1974, Josette Bomaré et ses camarades lancent le mouvement. La grève sera « marchante » : selon la tradition, les grévistes se déplacent d’habitation en habi­ta­tion pour rallier les ouvrier·es agricoles à leur cause. Le mouvement, parti des plan­ta­tions du Nord-Atlantique, s’étend dans toute l’île. À plusieurs reprises, des confron­ta­tions ont lieu avec les forces de l’ordre. « Le père de mon fils, char­pen­tier, était inquiet de me voir mener ces mou­ve­ments de grève. Il me demandait d’arrêter », raconte Josette Bomaré. Cela ne ralentit pas la militante, qui confie son enfant à sa mère et poursuit le combat.

Le 14 février 1974, les grévistes se réunissent sur l’habitation Chalvet, à Basse-Pointe, dans le nord de l’île. Les gendarmes les encerclent à l’aide de gaz lacry­mo­gènes et leur tirent dessus à balles réelles. « Je ne sais pas pourquoi ils ont tiré », s’étonne encore aujourd’hui Josette Bomaré. Elle voit tomber, mor­tel­le­ment touché, un gréviste de 50 ans, Ilmany Sérier. Une foule impor­tante se rassemble pour ses obsèques, deux jours plus tard. Les autorités craignent l’embrasement et parlent de « légitime défense » pour justifier les tirs. Le 16 février, on retrouve sur une plage du Lorrain, à quelques kilo­mètres de Chalvet, le corps d’un jeune ouvrier maçon de 19 ans, Georges Marie-Louise, disparu depuis le rassemblement. 

Selon les militant·es du GAP, son corps présente des traces de torture. Le rapport d’autopsie contredit cette affir­ma­tion. Les cir­cons­tances de la mort de Georges Marie-Louise ne seront jamais élucidées, mais le « drame de Chalvet » – comme on l’appelle toujours en Martinique – provoque une grande colère. Dans les cortèges des mani­fes­ta­tions, les ban­de­roles dénonçant la « répres­sion coloniale » s’ajoutent aux reven­di­ca­tions syn­di­cales. Est-ce par souci d’apaisement que le smic horaire est alors accordé aux manifestant·es ? L’utilisation des produits phy­to­sa­ni­taires toxiques conti­nue­ra en revanche bien longtemps après la grève de 1974.

Un habitat précaire

Josette Bomaré, iden­ti­fiée comme gréviste, ne trouve plus de travail dans la région. Elle doit aller en chercher à Fort-de-France, emportée par ce grand mouvement d’exode rural qui traverse une Martinique vivant de moins en moins de l’économie de plan­ta­tion. Les ancien·nes ouvrier·es agricoles s’établissent dans les quartiers popu­laires du chef-lieu de l’île, montant en une nuit leur case en tôle. Des maisons de ce type, Josette Bomaré en a déjà beaucoup construit aux alentours de sa commune natale. Elle garde sa maison du Robert, à 20 kilo­mètres de là, mais ne peut faire l’aller-retour tous les jours. Elle entend parler de terrains vacants au nord de la ville et décide de s’y installer, non sans devoir affronter l’hostilité des autres travailleur·euses pauvres. Devant son refus caté­go­rique de quitter les lieux, ils la sur­nomment « Ti tigres la » (la tigresse, en créole).

Au Robert, le 19 novembre 2025 : dans son jardin, Josette Bomaré témoigne des combats qu’elle a menés toute sa vie pour la justice environnementale et sociale en Martinique.
Au Robert, le 19 novembre 2025 : dans son jardin, Josette Bomaré témoigne des combats qu’elle a menés toute sa vie pour la justice envi­ron­ne­men­tale et sociale en Martinique.

Dans les années 1990, elle militera pour que les habitant·es des communes rurales venu·es tra­vailler en ville ne soient plus expulsé·es au gré des ten­ta­tives d’urbanisation de ces habitats précaires 2Cette lutte des habitant·es contre l’expropriation des friches urbaines a été décrite par Patrick Chamoiseau dans le roman Texaco, Gallimard, 1992, prix Goncourt.

Quand Josette Bomaré arrive à Fort-de-France, en 1975, elle se rend au domicile d’Aimé Césaire avec un groupe de mères de famille privées d’emploi par la crise éco­no­mique de 1973 et la dés­in­dus­tria­li­sa­tion pro­gres­sive de la Martinique, qui ne savent plus comment nourrir leurs enfants. Le maire de la capitale mar­ti­ni­quaise est un homme politique et un poète de premier plan, dont le Cahier du retour au pays natal, publié en 1939, a été l’un des fers de lance d’un mouvement lit­té­raire et intel­lec­tuel majeur du xxe siècle : la négritude. Réputé proche des militant·es com­mu­nistes de la base malgré son départ médiatisé du Parti en 1956, il fait embaucher Josette Bomaré comme employée muni­ci­pale aux espaces verts. Dix-huit ans après la mort de l’écrivain et homme politique, elle en est toujours une fervente partisane. Et aime raconter qu’il lui disait en rigolant : « À chaque mouvement, tu es toujours devant, tu vas finir en prison ! »


« J’ai toujours aimé savoir, marcher, connaître. Alors je marchais, et j’écoutais. »

Josette Bomaré


Le combat continue

En 2019, Robert Saé, l’historien militant, reçoit un message : Josette Bomaré et sa nièce Gisèle Gros demandent à le voir. « Tout le monde parle de chlor­dé­cone, mais on ne parle jamais de nous, les ouvrier·es, alors que nos enfants meurent », s’insurgent-elles. C’est de cette indi­gna­tion que naît le collectif des ouvrières et des ouvriers empoisonné·es. La fille de Gisèle Gros est atteinte de mal­for­ma­tion cardiaque ; Gisèle Gros elle-même souffre de plusieurs patho­lo­gies liées à l’exposition au chlor­dé­cone ; le fils de Josette Bomaré est mort à 54 ans d’un cancer du foie. Les deux femmes survivent avec des retraites misé­rables. Au-delà des répa­ra­tions éco­no­miques – que Josette Bomaré « n’attend plus » –, leur lutte pour faire recon­naître l’empoisonnement au chlor­dé­cone est un combat pour la dignité.


« Le chat travaille avec moi », dit en riant la militante en parlant du compagnon qui joue entre ses pieds à chacune de nos entrevues. Les souvenirs, doucement, lui échappent. Certains jours, elle se souvient de tout, d’autres, elle reconnaît à peine le visage de son infir­mière. Elle reçoit toujours sur sa terrasse, ornée de fûts en bois vernis, le dernier ouvrage qu’a réalisé son fils, Ti No, juste avant de mourir. Elle s’interroge : « Autour de moi, tout le monde a des cancers, de l’hypertension, du diabète. Ce sont des maladies qu’on ne voyait pas autant avant. Il y a quelque chose dans la nour­ri­ture qui nous rend malades. » De la terrasse, on aperçoit les plantes de son petit potager, qui poussent désormais dans des conte­nants placés en hauteur : ce sont les recom­man­da­tions de l’agence régionale de santé, pour éviter la conta­mi­na­tion des légumes. •

Josette Bomaré en 4 dates

15 janvier 1938

Naissance de Josette Bomaré au Robert, en Martinique.

Février 1974

Josette Bomaré organise le mouvement de grève des ouvrier·es agricoles pour demander une reva­lo­ri­sa­tion salariale et l’arrêt de l’utilisation des pes­ti­cides dangereux pour la santé.

2019

Avec sa nièce Gisèle Gros, Josette Bomaré crée le Collectif des des ouvriers agricoles et de leurs ayants droit empoi­son­nés par les pes­ti­cides (Coaadep).

2 janvier 2023

Les juges d’instruction pro­noncent un non-lieu dans le dossier de l’empoisonnement au chlordécone.

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  • 1
    Dans les anciennes colonies fran­çaises des Antilles, le terme « habi­ta­tion » désigne une exploi­ta­tion agricole. ↩︎
  • 2
    Cette lutte des habitant·es contre l’expropriation des friches urbaines a été décrite par Patrick Chamoiseau dans le roman Texaco, Gallimard, 1992, prix Goncourt. ↩︎

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Léa Mormin-Chauvac

Journaliste et autrice, elle est membre du comité éditorial de La Déferlante. Entre la Martinique et l’Hexagone, elle travaille notamment sur les mouvements féministes noirs et postcoloniaux. Voir tous ses articles

Obtenir justice

Retrouvez cet article dans la revue La Déferlante n°21 Obtenir justice, parue en février 2026. Consultez le sommaire