L’accès à l’IVG en France et dans le monde

L’accès à l’a­vor­te­ment varie beaucoup d’un pays à l’autre. Plus de 40 % des femmes dans le monde n’ont pas le droit de mettre un terme à une grossesse non désirée. Ces info­gra­phies donnent à voir ces inéga­li­tés de manière frappante. En France, l’IVG concerne tous les ter­ri­toires, tous les milieux sociaux et plusieurs classes d’âge.
Publié le 1 février 2024

Pour réaliser les info­gra­phies ci-dessous, la data­jour­na­liste Julie Desrousseaux a travaillé à partir de la base de données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), croisée avec les infor­ma­tions dis­po­nibles sur l’état de la légis­la­tion pays par pays. Nous avons ensuite classé les pays par catégorie. Ainsi, le Royaume-Uni, qui – à l’inverse de ses voisins européens – condi­tionne l’accès à l’IVG à certains critères de « force majeure », est rangé dans la même catégorie que le Mali, qui ne tolère l’IVG qu’en cas d’inceste ou de viol. Pourtant, dans la pratique, le Royaume-Uni autorise l’immense majorité des avor­te­ments, en vertu d’une défi­ni­tion très large des critères de « risque pour la santé physique ou mentale » des personnes concer­nées. Autre exemple : en Italie, où l’IVG est légale depuis 1978, 65 % des gyné­co­logues y opposent leur objection de conscience (2020).

N’oublions pas non plus que « légal » ne signifie pas « décri­mi­na­li­sé » : dans 188 pays, dont la France, l’avortement est passible de pour­suites quand il est réalisé hors des condi­tions prévues par la loi.

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Retrouvez cet article dans la revue La Déferlante n°13 Avorter, paru en mars 2024. Consultez le sommaire.

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